Olivier Goestchel

ancien élève des Beaux-arts de Paris
Un des Meilleurs Ouvriers de France 2000
VITRAIL AU PLOMB
  TERRANS 71270 PIERRE DE BRESSE
Tél 03 85 72 87 66


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La conception d'Olivier Goestchel


Entretien et restauration



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Remettre à l'honneur certaines pratiques techniques qui pour des motifs de rentabilité ont trop tendance à être délaissées :

  adéquation de la hauteur de l'âme de plomb à l'épaisseur du verre.

Il est fait usage de plomb plat, pour un montage aussi plat que possible, ne nécessitant pas de mastic à l'huile de lin
-cette pratique , "dont on a oublié qu'elle n'est apparue qu'au XVIIIè siècle en France", et qui ne s'est généralisée qu' au XXème.

  emploi de matériaux conformes

usage d'attaches en cuivre-ou en plomb, et jamais en fil de fer, qui rouille et trop souvent se dessoude.

Les verreries ont tenté au début du XXè siècle la réinvention d'un verre soufflé "comme au moyen-age". . .

il en a résulté l'avènement du verre soufflé à strie, à bulles et grandes inégalités d'épaisseur qu'on trouve actuellement sous le nom de verre antique.

Si c'estun matériau très intéressant pour la création contemporaine,
il est inadapté à des travaux de restauration de vitraux anciens.

  sauvegarde de l'existant

Une pièce peinte peut être "sauvée" tant que son collage, ou un doublage, est possible et dans la mesure où elle présente un caractère de pièce unique.
Si elle est "irrémédiablement" détruite, elle est remplacée par une à l'identique, utilisant la mème technique de peinture
(en applat, au putois, à la bruine, à main-levée ou au pochoir); à noter que l'atelier utilise majoritairement les grisailles Debitus®

Les travaux d'entretien ou restauration n'entraînent pas systématiquement un remontage en plomb neuf de l'ensemble,
ce qui est non seulement coûteux mais en plus s'il est mal fait, nuit à l'intégrité de l'ouvrage:
il s'agit là de ce que les anciens appelaient "rhabillage"(1).

  Nombre de travaux peuvent et devraient être faits à titre préventif:
révision des attaches ou des calfeutrements, lavage des verres peints avec un produit fongicide, etc
, ce qui éviterait à terme bien des ruines

Néanmoins, si une mise en plomb neuf est nécessaire,

Ce devrait être en principe une question d'adéquation à l'épaisseur du verre: si on veut un montage plat -et c'est mon cas,
on emploiera la hauteur d'âme immédiatement supérieure.

Si on veut imiter les plombs ronds du moyen-age (pratique mise en honneur sous Napoléon III),
on mettra en œuvre un plomb plus haut de 2 mm
au moins dont les ailes s'arrondiront au rabattage,
le tout donnant -malheureusement, un assemblage moins compact
et ce au détriment de la solidité.

C'est le type même du vitrail néogothique (typiquement, les ouvrages de Didron -de1849 à 1900

En dehors de ces exceptions il est fait usage de plomb plat, comme c'était toujours le cas, avant...

pour un montage aussi plat que possible, ne nécessitant pas un masticage qui serait surtout l'aveu d'une perte de savoir-faires....



Et comme le plomb est un élément essentiel du dessin;
sa largeur a été choisie dès l'origine en fonction de l'échelle du dessin et de la force qu'on voulait donner au trait...

il n'y a pas d'autre choix possible, pour une remise en plomb que de reprendre -ou de retrouver les cotes d'origine!

Fait rare à notre époque, l'entreprise dispose d'un laminoir pour ajuster ou transformer des plombs à la cote voulue



>Concernant les travaux de restaurations de vitraux XIX et début-XXè siècle, en verres minces, qu'aujourd'hui on "remet en plomb" à tour de bras,
on a aujourd'hui le recul suffisant pour affirmer que les rhabillages qui se font presque systématiquement en plomb de 7x4.5
peuvent avoir une durée de vie de 50 ans ...au lieu des 100 ou 150 qu'assurait la résille d'origine.

Quant aux travaux de calfeutrement, suivant les besoins il est fait usage de perecloses, mastic thyxotropique,
mortier de chaux, plâtre, "montmorency", ou d'autres ...à l'exclusion du ciment noir et du silicône!!


Nombre de ces principes se retrouvent dans le Manuel du vitrail mis au point par le ministère de la culture


(1) cité par félix Gaudin in LE VITRAIL,page 60,  éd Flammarion Paris 1928

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